Débat sur la situation des banlieues françaises : Liberté, Egalité, Fraternité ou Etat d’urgence !
En réponse aux violences urbaines qui ont éclaté dans les banlieues françaises, les députés de l’Assemblée Nationale ont voté à la majorité le 15 novembre la prolongation de l’état d’urgence pour 3 mois. Mais la répression est-elle bien le seul moyen de mettre en avant les valeurs républicaines ?
Nous ne sommes pourtant plus au temps de la Terreur... Qui veut terroriser qui ? Pour une fois, on n’entend pas parler de terroristes...
La veille, le président Jacques Chirac s’est exprimé sur la crise des banlieues :
"Je veux dire aux enfants des quartiers difficiles, quelles que soient leurs origines, qu’ils sont tous les filles et les fils de la République". Et le "devoir" de la République, "c’est d’offrir partout et à chacun les mêmes chances".
Une question se pose : n’est-ce pas justement à force d’entendre de beaux discours de ce genre que les jeunes Français d’origine immigrée se révoltent ?
En effet, les fameuses valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité, que l’on peut voir inscrites à peu près partout, peuvent être vécues comme de véritables provocations pour ceux qui ne peuvent que constater l’écart entre ces belles idées et la dure réalité !
Alors Monsieur le Président, de grâce, restez silencieux ! Car il n’y a rien de pire que de faire miroiter l’égalité lorsque la jeunesse issue de l’immigration africaine et asiatique sait que ce n’est que pure illusion ! Il suffit de regarder l’origine des politiciens élus qui représentent le peuple : combien de députés d’origine africaine ou asiatique à l’Assemblée Nationale ?
Finalement, la seule chose qu’on puisse reprocher aux jeunes des banlieues qui s’expriment par la violence c’est de ne pas faire de politique ! Mais les incite-t-on vraiment à en faire ?
Il est moins risqué de prôner une égalité abstraite et utopique...
Comme disait Coluche : " Le coq est l’emblème de la France car il est le seul animal à chanter en ayant les pieds dans la merde ! "
Rédaction de l’AFI






